Hommes aux mille mains, La Magie Cocteau – Philippe Beau

Intriguée par ce spectacle, Hommes aux mille mains, La Magie Cocteau, je me suis rendue au théâtre des Bernardines pour le voir avec mon amie Claire. Le théâtre, ancienne chapelle datant du XVIIIème siècle est un fabuleux écrin. J’ai poursuivi du regard ses longues colonnes surmontées de chapiteaux corinthiens. Ayant vu la vidéo de présentation du spectacle, j’avais beaucoup d’attentes au sujet de l’immersion dans l’univers de Cocteau. Bien que Philippe Beau se défende d’avoir voulu faire un spectacle-hommage à Cocteau, j’avais envie d’être transportée dans son monde. J’imaginais un univers onirique et esthétique très développé.

« Il ne s’agit pas de comprendre, il s’agit de croire. Hommes aux mille mains, ce que vous nous faites croire est plus réel que le réel… » (Jean Cocteau)

© Capture d’écran vidéo de présentation Hommes aux milles mains, La Magie Cocteau

J’ai apprécié les instants magiques où l’art de Philippe Beau rencontre véritablement l’œuvre de Cocteau. Notamment, lorsque des lucioles lumineuses se glissent entre les doigts de Philippe Beau avant d’être projetées sur l’écran et de former un portrait aux lignes claires si reconnaissables de Jean Cocteau.

© Christophe Manquillet © Philippe Halsman, The Versatile Jean Cocteau, 1949

J’ai aimé le lien tissé entre les dessins, les mots, les films de Jean Cocteau et les tours de magie. Quelques tours plus classiques, tels que celui des anneaux ou du journal déchiré sont moins bien intégrés à l’ensemble.

Envahie par une douce torpeur, je me suis laissée bercer par l’ambiance sonore de ce spectacle. La voix de François Morel donne vie aux poèmes de Cocteau. Marek Kastelnik accompagne au piano les gestes de Philippe Beau en interprétant les musiques de Philippe Bachman et Eric Satie. On se laisse porter par l’harmonie de cet ensemble.

© Christophe Manquillet

L’ombromanie ne m’a pas transportée dans un imaginaire particulier. J’ai préféré observer le ballet des doigts, mains et poignets de l’artiste plutôt que celui des ombres projetées. Sa dextérité apparaît gracieuse. On assiste à une véritable chorégraphie entre pénombre et lumière. Les ombres deviennent intéressantes lorsqu’elle se superposent aux extraits vidéo.

Ce spectacle m’a plu par certains aspects. Cependant mes attentes en terme d’esthétique n’ont pas tout à fait été comblées.

Conception, jeu, ombromanie, magie Philippe Beau

Piano : Marek Kastelnik

Textes de Jean Cocteau (voix off) : François Morel

Dramaturgie : Axelle Corty

Composition musiques originales : Philippe Bachman

Conception vidéo et sonore : Clément Debailleul

Avec le regard complice de Sybille Wilson

Production : La Comète, Scène nationale de Châlons-en-Champagne.

Coproductions : Le Lux, Scène nationale de Valence / Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

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